Le dieu oiseau



Auteur : Aurélie Wellenstein
Edition : scrinéo
Genre : fantasy
Année de publication : 2018
Nombre de pages: 333

Synopsis


Une île, Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l'île pour la décénnie à venir. Les perdants subiront la tradition du "banquet" : une journée d'orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires. Il y a dix ans, Faolan, fils du chef du clan déchu, a assité au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son asclave et doit subi ses fantaisies perverses. sa seule perspective d'avenir est de participer à la compétition de "l'homme-oiseau", afin de renverser l'équilibre des pouvoirs en place et de se venger. Qui du maître ou de l'esclave va remporter la bataille? Quel enjeu pour les habitant de l'île? Quel est le prix à payer pour la victoire?

Mon avis

J'ai lu ce livre dans le cadre du PLIB car il est l'un des 5 finalistes de cette année. 
La découverte de ce roman m'a permis de lire pour la première fois la plume de son autrice, Aurélie Wellenstein. 
Je dois avouer que j'ai commencé cette lecture avec une petite crainte car tout ce que j'ai pu lire ou entendre de l'univers de cette autrice ne m'a jamais donnée envie de lire ces livres. 
Au final, je suis contente d'avoir découvert ce roman qui est assez bon même si l'univers ne me correspond pas.

Il y a dix ans, le champion du clan du Bras de fer a remporté la Quête de l'homme oiseau. Élu par le dieu oiseau, le Bras de fer a prit le pouvoir sur l'île et a organisé le traditionnel banquet durant lequel des bébés sont dévorés, des femmes et filles violées et tuées, des hommes empalés et certains enfants restent saufs pour être asservis. Se sera le cas de Faolan, esclave de Torok, le fils du champion du Bras de fer. Il va subir les pires sévices en silence durant dix longues années. 
la nouvelle Quête de l'homme oiseau arrivent et Faolan décide de participer aux sélections malgré sa faible chance d'y parvenir. Peu lui importe, il a soif de vengeance et fera tout pour y parvenir. 

Aurélie Wellenstein a une très grande imagination et parvient à créer un univers très sombre. Malheureusement, elle n'a pas réussi à aller assez loin dans la noirceur ou tout du moins on en a trop promis au lecteur. En effet, on le vend au lecteur comme une histoire violente sombre et empreint d'une sauvagerie  presque insoutenable mais dans les faits l'autrice nous épargne plusieurs fois en éludant des points pénibles, dures mais indispensables pour que l'histoire tienne la route. 

Quand aux personnages, j'ai bien apprécié Torok qui est un personnage machiavélique qui pose sa marque indélébile dans la chair et l'esprit de son pantin. C'est un personnage très complexe qui a la volonté de briser et de torturer  mais aussi de nouer une certaine complicité avec sa victime afin de faire naître une relation amour-haine entre eux.  
Un aspect qui n'a pas été assez développé à mon goût et qui, je pense, aurait pu nourrir considérablement l'intrigue. 
Quand à Faolan, c'est un personnage qui évolue car on voit sa quête de vengeance se transformer au fil des pages en quête identitaire notamment parce qu'il n'appartient à aucun clan et doit trouver sa place dans ce monde. 
Je ne me suis malheureusement pas beaucoup attaché à lui car j'ai trouvé son évolution un peu trop prévisible et linéaire. Cela reste toutefois un personnage intéressant. 

Quand au scénario, il est divisé en deux parties. La première centaine de pages nous fait découvrir cet univers. L'autrice plante le décor et permet au lecteur de se familiariser avec les coutumes de l'île. 
les cent cinquante pages qui suivent nous font inévitablement penser à un Hunger Games revisité. Dix concurrents lâcher sur une île hostile, un seul vainqueur, des pièges mortels dissimulés et les bas instinct qui refont surface. L'idée en soi n'est pas mauvaise mais il est difficile pour un auteur d'y apposer sa marque et à faire la différence alors qu'on connait tous par cœur ce genre de scénario. Cela reste quand même efficace car le lecteur suit farouchement cette chasse à l'homme et souhaite en connaître l'issu.  

quant à la fin, elle ne m'a pas vraiment convaincue dans le sens où je ne sais pas vraiment si elle me plait ou non.

Pour résumé, Le dieu oiseau est une bonne histoire avec quelques points noirs.

#ISBN9782367405827
#PLIB2019







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