La Belgariade, tome 5 : La fin de partie de l'enchanteur



Auteur: David Edding
Edition: Pocket
Genre: fantasy
année de publication: 2005
nombre de page: 413

Synopsis

Soudain jaillirent du sol des formes ténébreuses: silhouettes immenses, robes noires, masques d'acier étincelant. Elles avaient surgi à l'endroit le plus inattendu, entre les rangs mêmes de l'armée. Un jeune chevalier mimbraïque en avisa une à ses côtés et sabra. A l'instant où sa lame traversait l'ombre, il fut frappé par la foudre. Des tourbillons de fumée s'élevèrent des fentes de son ventail et il grilla dans son armure. Ce'Nedra, la Fiancée de Lumière, crispa la main sur son amulette et ferma les yeux: "Aide-nous, Belgarath! Nous allons être écrasés!" A quoi servait de l'appeler? Sans doute avait-il atteint la Cité de la Nuit, où Torak s'éveillait au milieu des ruines. L'immense geste s'achevait dans le fracas des armes, et l'enfant de la prophétie n'était pas prêt. La guerre des sept mille ans allait finir la victoire du Dieu-Dragon des Angaraks!

Mon avis

Etant le dernier tome du chant de la Belgariade, je vais commencer mon avis par un rappel général de la saga et un avis global avant de développer mon avis sur le livre lui-même.

La Belgariade est une saga composé de cinq tomes qui fait partie de la Grande Guerre des Dieux (10 tomes + 4 préquelles).

Dans cet univers nous allons suivre l’histoire de Garion, un jeune garçon, ayant passé son enfance à la campagne.
Garion est sa tante Pol vivent à la ferme de Faldor et reçoivent parfois la visite de Sir Loup, un vieux conteur.
Bien que ceux-ci vivaient paisiblement sans leurs présager une vie d’aventures, tout changea lorsque un évènement mystérieux oblige Sir Loup, tante Pol et Garion à partir précipitamment de la ferme.
On découvre donc rapidement que Sir Loup est Belgarath l’éternel, le sorcier de sept mille ans et que tante Pol n’est autre que Polgara, la sorcière presque aussi âgée.

Très rapidement, d’autres compagnons vont se joindre à eux tel que Silk, un marchand – voleur – espion, Barak, le guerrier, Lelldorin, l’archer, Mandorallen, le chevalier, Ce’Nedra, la princesse mi dryade et plein d’autres encore.

Malgré que Garion soit le héros de l’histoire, je ne l’ai pas plus apprécié que ça.
Par contre, les personnages qui l’entourent durant toute l’aventure sont tous très intéressant et j’avais grand plaisir à les retrouver dans chaque tome.
Mes personnages préférés sont Silk, Durnik et Ce’Nedra.
Silk est certainement le personnage qui apporte le plus d’humour dans la saga. D’ailleurs l’humour est un point fort de cette saga car on la retrouve à travers des situations cocasses ou des dialogues cinglants.

L’auteur a réussi à créer un univers tout entier très détaillés que ce soit à travers la géographie, les différents peuples et leurs croyances et politiques. L’un des autres points fort de cette saga est la facilité de s’y retrouver dans ce monde grâce aux cartes géographiques que l’on retrouve dans les différents tomes et qui sont très bien détaillés.

Dans l’ensemble, l’histoire est assez lente et tout particulièrement le premier tome. Cette lenteur ne dérange pas et est même nécessaire pour bien comprendre et se retrouver dans cet univers créer de a à z par l’auteur.
A l’inverse, à la fin de la saga tout se précipite et le grand face à face se déroule très rapidement. Peut-être un peu trop…

Dans ce 5ième tome, Garion, Belgarath et Silk continue leur chemin vers la Mallorée afin d’affronter Torak.
Pendant ce temps-là, Ce'Nedra dirige son armée contre les terres Angarak avec l’aide de Polgara et de ces compagnons de guerre.
Dans la première partie, nous suivons uniquement le voyage de Garion, Belgarath et Silk jusqu'à la frontière de la Mallorée ainsi que la progression de l'armée du Ponant.
Cette première partie était intéressante car on découvre un peu plus le peuple du Ponant et les angaraks Nadrak. Cette découverte nous permet de voir leur coutumes et que les Angarak ne sont pas tous foncièrement mauvais. Dommage que cet aspect de ce peuple n’a pas été travaillé dans les tomes précédents.
Dans la deuxième partie, on suit la progression de l'armée de Ce’Nedra ainsi que le jeu politique des royaumes du Ponant. Cette progression est raconté du point de vue de Ce’Nedra ce qui ne permet pas de développer l’aspect stratégique.
Par contre, il était intéressant de découvrir la vie des royaumes gouvernés par les femmes et comment certains tentent d’en tirer profit et tout particulièrement le culte de l’ours.
Dans la dernière partie, on se retrouve à la fin du voyage en Mallorée où tous les élus de la prophétie sont présents pour le combat final contre Torak. Il n'y a aucune surprise au niveau du récit et tout se passe très rapidement et trop facilement.
La lecture de ce tome est facile et agréable comme pour le 4ème tome. Les personnages restent égaux à eux-mêmes. Quant à l'empereur de Mallorée, je l’ai trouvé intéressant. Je regrette juste qu’on n’en sache pas un peu plus à son sujet.
J'ai pris plaisir à suivre les aventures de Garion même si l’histoire est assez linéaire et sans surprise. Le point un peu négatif est que le monde créé est très manichéen : il y a les gentils du ponant et les méchants Angaraks.

Pour moi, la Belgariade est une bonne saga que je recommande même si pour moi ce n’est pas un coup de cœur.

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